La dédicace qu'on peut lire sur les monuments aux morts, comme les ornements qui y sont apposés, mettent en évidence la destination du monument, sa signification.

     

      

    "Aux enfants de ... ou la commune de ... à ses enfants morts pour la France"telle est la formule officielle consacrée que l'on retrouve majoritairement dans les communes de la Somme, avec des variantes :

 

   "A la mémoire des enfants de ... morts pour la France ; ou " A ses enfants (ou à ses fils) la commune reconnaissante".

 

      La commune de Lihons remercie "ses défenseurs" ; Morisel honore ses morts.

 

      Apparaissent aussi les adjectifs "glorieux", "héroïques".

      

 

 

      La référence à la Patrie apparaît sur de nombreux monuments. 

 

 

      Certaines dédicaces engagent l'avenir et le développement mythique patriotique du soldat toujours prêt.

 

       Aux pieds du soldat de Lanchères, au garde-à-vous, on peut lire : "Veillons, c'est pour notre France".

 

       Ou encore à Morchain : "La France sauvée par son sacrifice, continue sa mission dans le monde".

 

 

      Les grands moments de la guerre sont rappelés : Yser, Marne, Somme, Verdun ...

 

     Les vivants sont invités à se souvenir, à se recueillir pour ceux qui ont sacrifié leur vie (Longpré-Les-Corps-Saints, Longueau, Arvillers, Framerville-Rainecourt, Hailles, Embreville  ...)

 

     


 

 

      A Marquaix-Hamelet, à l'arrière du monument, on peut lire :

 

 

A ceux

Qui ont donné leur vie

Pour la Patrie

Et pour un meilleur avenir

A nos jeunes héros

Notre gloire pure et douloureuse

Dans le pieux souvenir

Dans l'invincible espérance.

 


 

 

     Et bien sûr, le célèbre poème de Victor Hugo illustre les monuments de plusieurs communes :

 

 

"Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie,

 

Ont droit qu'à leur tombeau la foule vienne et prie.

 

Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.

 

Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;

 

Et comme ferait une mère,

 

La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau".

 

 

 

Victor Hugo, Hymne in Les Chants du crépuscule, 1831