Surmonté d'un pyramidion, d'une croix de guerre, d'une urne, d'un coq voire plus rarement d'une croix latine, le  monument le plus répandu dans la Somme et, sans doute en France, est l'obélisque que l'on nomme aussi pyramide (l'ambiguïté dans la dénomination demeure). 

 

      

 

 

     Cette forme venue d'Egypte est chargée de symbole. C'est sur une pierre levée que le soleil se serait posé au premier matin du monde.

 

     La forme allongée de l'obélisque, phallique, invite à y voir un symbole de fertilité, mais sa verticalité représente aussi l'essor de l'âme vers le ciel après la mort.

 

    L'obélisque présente aussi d'autres qualités dues à sa forme. Ses quatre faces se prêtent admirablement aux longues énumérations des noms des morts en particulier.

 

     C'est pourquoi l'obélisque a été très utilisé dans l'art funéraire. Mais il faut bien comprendre, qu'après la guerre, c'est surtout son prix modique ( aux alentours de 2000 à 3000 euros pour les plus modestes) qui l'a fait choisir par la plupart des communes.

 

 

 

    Cette forme élancée, qui peut aussi symboliser l'élan vers la vie et le renouveau, subit dans sa forme divers avatars.

 

     Elle se fait parfois plus massive en s'apparentant alors à la pyramide, forme trapue qui suggère force et résistance.

 

     Elle peut aussi rappeler une lanterne des morts comme à Fresnes-Mazancourt.

 

 

La colonne, motif privilégié de l'architecture et de la sculpture, est la métaphore de l'arbre : force et vie. Brisée elle symbolise la mort brutale.

 

 

       La stèle depuis l'Antiquité sert à la commémoration.

 

        Dans la Somme, elle a donné des monuments intéressants, de facture classique ou moderne selon la date de création ; modeste ou imposante, elle devient portique, voire temple d'inspiration antique.

 

 

       Elle s'orne aussi de mosaïques qui accrochent la lumière.

 

 

    On trouve aussi des monuments en forme de croix de Lorraine comme à Cardonette et à Coulemelle.

 

 

    Dû au ciseau du sculpteur d'Andechy (Somme), Jean Alluard, le monument de Coulemelle "A nos morts des deux guerres" a été édifié en 1947.

 

     Il se présente sous la forme de "deux stèles [qui] symbolisent les deux guerres, le vide entre elles concrétise la courte période de paix entre les deux tourmentes" (extrait du discours d'inauguration, Journal du Santerre du 11 août 1947).

 

     Deux visages soutiennent cette croix : un Poilu à gauche et un soldat de la Seconde Guerre mondiale

à droite.

 

 

 

 

 

 

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