LE COQ.

 

 

    C'est un emblème très ancien. Il est devenu celui de la France sans doute par assimilation de gallus, le coq en latin et Gallus, gaulois.

 

    Le coq a aussi une signification religieuse. Selon la symbolique chrétienne, le coq serait le symbole de la résurrection du Christ triomphant des ténèbres.

 

     

    Sur les monuments aux morts, il symbolise la pugnacité du combattant et, bec ouvert, il fait résonner le chant de la victoire.

 

    Crête arrogante, ailes serrées ou déployées, ce coq patriotique se dresse avec fierté, crispant ses ergots sur une sphère ou un casque ennemi.

 

 

 

     La plupart de ces coqs qui couronnent le faîte du monument étaient en bronze. D'où la mésaventure qu'ont connu certains villages qui ont vu, dans les années 2010/2011, le coq de leur monument disparaître. (voir chapitre  Les monuments aujourd'hui)

 

    

 

 

 

     LE POILU.

 

     Personnifiant le soldat inconnu, c'est un emblème patriotique et victorieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Largement utilisé, il est réaliste par la précision des détails de ses vêtements et de son équipement :

 

la capote retroussée sur les côtés, les jambières, le casque, la gourde, les musettes sont minutieusement représentés.

 

A Gueudecourt, ce soldat en bronze de Jules Déchin, bras tendu en un appel, nous parle aussi de paix.


 

 

     Mais idéalisé par son expression et son attitude, le Poilu figure aussi le soldat prêt à tout pour sauver son pays :

 

 

    - soldat défendant son drapeau (Arvillers)

  

    - soldat résistant, les bras croisés (Saint-Léger-lès-Domart)

 

    -  soldat en marche, farouche et décidé avec le poing serré, brandissant lui-même sa palme (Raincheval)

 

    - soldat piétinant le casque ennemi (Proyart).

 

 

     - soldat crispé sur sa mitrailleuse (Sauvillers-Mongival)

 

      - soldat combattant farouchement à coups de crosse (Beauchamp)

 

      - soldat la grenade à la main (Moreuil)

 

      - soldat à l'affût dans la tranchée (Arry)

 

 

 

 

 

      Ces soldats sont accompagnés, à l'occasion, de formules agressives démontrant leur détermination : "On ne passe pas" (Mailly-Maillet), "On les a" (Proyart), "Pour la Patrie jusqu'à la mort" (Beauchamp).

 

      

 

 

     Certains monuments, comme celui de Domart-en-Ponthieu, oeuvre du sculpteur picard Albert Roze, exaltent la fraternité d'armes.

 

 

LES VICTOIRES.

 

 

     Divinité antique de la victoire, une femme ailée tient dans sa main une couronne de lauriers ou une palme. Elle veille un soldat blessé alliant le triomphe et le deuil.

 

 

     Portant parfois le casque, plus rarement le bonnet phrygien, ces victoires gardent le drapeau qui s'enroule autour d'elles comme l'écharpe d'Iris.

 

 

 

 

     Ces belles femmes aux formes souvent épanouies, drapées, symbolisent aussi la Paix, la France, la Patrie ou la Ville.