EN COURS DE REDACTION

 

 

 

      Cette page est consacrée  aux oeuvres de quelques sculpteurs ou statuaires du Nord de la France, Picards en particulier, qui ont réalisé plusieurs monuments aux morts, parmi les plus remarquables, dans le département. 

 

 

 

 

 

 

Pierre ANSART

 

 

 

 

    Evocateur d'une véritable lignée d'artistes et d'architectes, le nom d'Ansart est familier aux Amiénois.

 

    On doit à cet artiste décorateur, membre de la Socièté des Amis des Arts, les monuments de Cartigny, Chépy et Rubempré pour lesquels il a utilisé avec bonheur la mosaïque.

 

    On pourra lire son éloge funèbre par Duthoit dans le Bulletin des Antiquaires de la Socièté de Picardie, 1941-1942, XXXIX.

 

    Né à Amiens en 1873, il meurt à Saint-Valéry en 1941. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auguste CARVIN

 

 

 

    Né en 1868 dans le Nord à Sin-le-Noble, Auguste Carvin a étudié et travaillé à Amiens où il est mort le 15 mars 1949.

 

     "Ses dons, tout comme ceux de Valentin Molliens, ont été quelque peu occultés dans le contexte artistique amiénois, par l'ombre du géant Albert Roze à qui l'on attribue même certaines oeuvres de ces deux artistes"

 

(Le courrier Picard, 15 mars 1996).   

 

 

    Il aurait voulu devenir peintre mais ... daltonien ! il ne pourra assouvir son désir et se tournera vers la sculpture.   

 

    Elève de Gauquié et d'Albert Roze aux Beaux-Arts d'Amiens, Auguste Carvin expose dès 1896 au Salon des Artistes français.

 

 

    Sa première oeuvre remarquée est "Pâques au buis en" 1907. Il se plaît à représenter le plus souvent des personnages de condition modeste, paysannes, veuves, orphelins ...

 

   Il réalisera de nombreux monuments aux morts dans la Somme : Guillaucourt et Montauban-de-Picardie (deux monuments identiques), Ailly-sur-Noye, Longpré-Les-Corps-Saints, Rosières-en-Santerre.

 

      Concernant le monument d'Ailly-sur-Noye, le Progrès de la Somme du 4 janvier 1922 félicite l'auteur de la sculpture qui présente un

 

    "sujet spécial à la région, sortant de la série ordinaire ... En puisant ainsi aux sources pures du régionalisme, l'artiste s'est affranchi des préoccupations factices."

 

    

 

 

 

 

     Réalisé en pierre blanche, le monument aux morts de Rosières-en-Santerre est composé d'une stèle en trois parties : au milieu est gravé le nom des morts ; à gauche et à droite deux bas -reliefs représentent la mère et l'épouse agenouillées et en pleurs.

 

       Au revers de la stèle, sont représentés un semeur et une sépulture surmontée d'une croix et d'un casque.

 

       Dressé au milieu de la stèle, un soldat, visage levé, la main sur la poitrine avec la mention : Le sacrifice.

 

 

 

 

 

Jules DECHIN

 

 

 

 

    Né en 1869 à Lille, Jules Déchin, élève à l'école des Beaux-Arts de Paris, est connu pour avoir réalisé de nombreux monuments commémorant la Première Guerre mondiale. 

 

 

 

 

 

 

 

Il fournit un modèle La femme drapée aux fonderies Durenne qui l'éditèrent sous le titre de la France victorieuse ;

 

puis un autre modèle Poilu mourant que l'on retrouvera aussi dans les catalogues des entreprises.

 

 

     Le monument de Chaulnes associe ces deux modèles. Comme le précise le marché de gré à gré du 28 janvier 1924 : 

 

     "le monument sera en granit avec fondations très solides, les personnages en fonte bronzée, les inscriptions sur plaques de marbre ..."

 


 

 

   

 

 

 

 

 

  Le monument de Gueudecourt est saisissant de réalisme.

 

  Comme l'a voulu la municipalité, 

 

     "le Poilu est un soldat avec sa boite à grenades et son fusil. Il fait un geste d'armistice ..." (Lettre au Préfet, 6 février 1929).

 

  Initialement posé sur un haut piédestal, le monument a été restauré et a changé de place. Il a été aussi repeint.

 

  Lors de ces travaux de restauration, l'initiale du prénom du sculpteur Déchin, a été transformée en un "L" au lieu du "J" d'origine.

 

 


 

 

 

 

     Jules Déchin réalisera deux autres monuments dans la Somme :

 

     - celui de Framerville-Rainecourt, un Poilu debout adossé à un long fût surmonté d'un croix de guerre.

 

     - celui de Roye.

 

   Réalisé en pierre de Romanèche (Ain), cette composition bifrons est un des monuments les plus remarquables du département.

 

    De part et d'autre d'une pyramide, se dressent la Guerre et la Paix, représentées allégoriquement, l'une par la veuve et l'orphelin devant les ruines, l'autre par une femme figurant la ville de Roye reconstruite.

 

    Les deux statues frappent l'imagination : le visage ravagé et douloureux de la Guerre, sa position agenouillée devant le corps de l'enfant s'opposent à la femme élancée et pacifique qui s'élève de l'autre côté du monument.

 

   Les signatures de J. Déchin, sculpteur, Rubin architecte et Petit entrepreneur apparaissent sur le monument.

 

 

 

 

 

Emmanuel Fontaine

 

 

 

     Né à Abbeville en 1856, Emmanuel Fontaine, élève à l'école des Beaux-Arts de Paris, réalisa de beaux monuments aux morts dans le département de la Somme.

 

     A Hallencourt, un poilu, au repos, fièrement campé adossé à un obélisque ; même type de monument pour la commune de Vron avec également un poilu à la pose légèrement différente.

 

 

 

 

 

 

 

 

     Ce seront deux coqs posés sur un obélisque pour les monuments de Saint-Riquier et de Terramesnil.

 

     Ces monuments, comme nous l'avons souligné dans le chapitre "Les signes de la Victoire", n'échapperont pas à la convoitise des voleurs qui déroberont les deux coqs de bronze !

 

     L'un sera remplacé par un coq en pierre, l'autre par une croix de guerre également en pierre.

 

 

 

 

       Deux autres très beaux monuments sont à mettre à l'actif d'Emmanuel Fontaine.

 

     Celui de Mers-les-Bains, représente un poilu debout, tenant son fusil de la main droite ; appuyé sur une stèle, il écrase l'aigle germanique sous son pied.

 

   Pour la commune de Rue, comme le dit le secrétaire du comité d'érection dans son discours d'inauguration :

 

    "le sculpteur a taillé dans la pierre un beau groupe allégorique ... Sur la face avant se détachent un poilu enveloppé en partie dans les plis du drapeau et une Victoire ailée ... C'est la Gloire qui sort le poilu de son tombeau pour le conduire à l'immortalité" ... (Echo du Vimeu 24 septembre 1921)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Athanase FOSSE 

 

 

 

   Né à Allonville en 1851, Athanase Fossé manifeste très vite des talents d'artiste.

   Il suit l'école des Beaux-Arts d'Amiens, pui celle de Paris. A 25 ans il participe à son premier salon en envoyant le buste du sculpteur picard Théophile Caudron.


   Il meurt en 1923 et sera enterré dans le cimetière d'Allonville.


   Athanase Fossé offrira à la commune où il est né un très beau monument aux morts :

 

  une pleureuse avec une palme à la main qui s'incline sur la stèle où sont inscrits les nombreux morts du village.

 


 

 

 

 

 

Charles GERN

 

 

      Sculpteur rhénan, né en Allemagne à Kaiserslautern,, Charles Gern fut élève des Beaux-Arts de Munich.

 

       Il a vécu un certain temps dans la région d'Albert et y exécuta de très beaux monuments.

 

       Le monument aux morts d'Albert, édifié en 1936 en pierre d'Euville, a la forme d'un portique à quatre piliers. 

 

      Sur les côtés, deux bas-reliefs qui figurent des scènes pathétiques : l'Adieu et le Deuil , oeuvres du sculpteur de Malakoff Pierre Fosses.

 

        Au centre la statue d'une femme au port majestueux symbole de la paix.

 

 

 

 

 

        Charles Gern a réalisé trois autres beaux monuments : un pour la commune d'Auchonvillers ; un pour Beaumont, un pour Hamel regroupés en une seule commune, Beaumont-Hamel.

 

        Encore des femmes : une allégorie de la paix pour la belle femme d'Auchonvillers aux formes épanouies et deux Pietà pour les deux autres monuments.

 

 

 

 

 

 

 

Louis-Henri LECLABART

 

 

 

 

 

     Né à Péronne en 1876 Louis Leclabart fréquenta l'école des Beaux-Arts d'Amiens.

 

 

      A ses débuts, il travailla dans l'atelier d'Albert Roze.Il figura au Salon des Artistes français de 1911 à 1914 et reçut la médaille de Vermeil de la ville Amiens en 1911. 

 

    Louis Leclabart sera mobilisé de 1914 à 1918, période pendant laquelle il exécuta de nombreux dessins à la mine de plomb.

 

      Sculpteur marqué par la Grande Guerre, d'une grande sensibilité artistique, Louis Leclabart décède à Amiens en 1929.

 

      A souligner 

 

  " le parti-pris original du sculpteur qui fait le choix de montrer un ou des combattants en action plutôt que de présenter des attributs classiques issus du registre patriotique ou militaire tels une victoire ailée, un coq gaulois, un drapeau ou encore une croix militaire, attributs qui constituent les sujets principaux d'un grand nombre de monuments."

 

   (L.Leclabart. Un artiste picard dans la Grande Guerre, sous la direction de Thierry Hardier, Cap Régions Editions, pp121-122)

 

 

 

 

     Cette originalité se retrouve dans toutes les oeuvres que le sculpteur a réalisées dans le département.

 

 

 

"Les Patrouilleurs" à Abbeville.

 

 

      Le sculpteur explique sa composition :

 

   " le monument représente un groupe de Patrouilleurs. La nuit tombe, c'est l'instant favorable ; grâce au crépuscule, nos poilus ont pu sortir de la tranchée ; sans bruit, l'oreille aux aguets, la main crispée au fusil, la patrouille se dissimulant dans les hautes herbes, va surveiller les tranchées ennemies, enlever peut-être une sentinelle ..."

 

   (L. Leclabart. Un artiste picard dans la Grande Guerre, op. cit. p.123)

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Le guetteur" d'Arry.

 

 

 

  Lors de l'inauguration du monument le 7 mai 1921, le maire de la commune rendit hommage à L. Leclabart en ces termes :

 

  "Merci à vous M. Leclabart d'avoir su si bien reproduire le souvenir vivant de nos frères d'armes.

 

  Votre talent a pu faire sortir de la pierre un simple poilu attentif, le cou tendu vers le créneau, les yeux fixés sur le point où il a cru voir l'ennemi.

 

  Tout chez lui dénote l'attention : ses muscles saillants, ses mâchoires serrées.

 

  Les mains serrées sur son arme, il est prêt à combattre ...

 

   On sent que, poilu vous-même, vous avez mis toute votre âme à immortaliser vos camarades tombés au Champ d'Honneur."

 

(L'Echo du Vimeu, 14 mai 1921)

 

 




 Les bustes de soldats de Coulonvillers et d'Estrées-sur-Noye

 

 

 

 

  Deux monuments de même facture ; tous deux représentent un buste de fantassin surmontant un obélisque.

 

  Celui de Coulonvillers est prêt au combat, une main sur la poitrine l'autre serrant une grenade.

 

 A Estrées-sur-Noye, à nouveau un combattant, les bras croisés qui affiche détermination et ténacité.


 

 

 

Les combattants de Marcelcave

 

 

 

 

     Deux soldats au combat : l'un d'eux est touché à mort ; son compagnon, fusil serré dans les mains, l'air déterminé affronte l'ennemi.

 

 

 

 

 

 

"Le tourbier" de La Faloise

 

 

 

    Pour la commune de La Faloise, Louis Leclabart a sans doute réalisé l'un de ses monuments aux morts les plus originaux.

 

   Il ne s'agit plus de soldats au combat mais d'un homme, un tourbier qui s'appuie sur son louchet (instrument dont on se servait pour tailler la tourbe, appelé aussi "bêche à aileron").

 

    Il se recueille devant une croix surmontée d'un casque. 

 

   Deux signatures au bas du monument : L. Leclabart et Beaugrand, architecte à Amiens, 1922.

 

 

 

 

 

 

 

Georges LEGRAND

 

 

 

 

   Né à Amiens en 1873, Georges Legrand a exercé son métier de sculpteur principalement à l'intérieur du Groupement coopératif de Notre-Dame des Arts, dont le siège était à Amiens.

 

   Ce groupement créé par Pierre Ansart, au lendemain de la première guerre mondiale, associait de nombreux artistes et artisans dans le but d'accélérer la reconstruction des églises et des monuments dévastés lors du conflit.

 

   Georges Legrand épousera une femme native d'Hangest-en-Santerre dont il édifiera le monument aux morts :

 

    "une mère présentant à son enfant, qui le couvre de lauriers, le casque du père "mort pour la France", (devis du 13 juillet 1923).

 

    

 

 

 

 

 

 

 

    Des travaux seront entrepris par la municipalité en 2008 pour le transfert du monument :

 

 

   " afin de le mettre en valeur et qu'il soit mieux respecté, et également pour une totale sécurité lors des cérémonies."

 

(Bulletin municipal n°6, juin 2008)

 

    

    Georges Legrand réalisera également le monument de Morchain.

    

 

 

 

 

    et celui d'Andechy,  "une stèle avec statue représentant la Commune, pierre dure de Lavoux de choix" (descriptif du devis, 15 février 1924)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valentin-Charles MOLLIENS 

 

 

 

  Né à Argoeuvres en 1868, mort à Amiens en 1937, Valentin-Charles Molliens avait son atelier à Longpré. Il débuta à l'école régionale des Beaux-Arts d'Amiens.

 

   Guidé par le maître Falguière, il obtint de nombreuse récompenses. Il sculptera notamment la quasi-totalité des décors floraux et le bestiaire du célèbre hôtel Bouctot-Vagniez d'Amiens.

 

    Il exposa plusieurs fois à la Socièté des Amis des Arts et collabora avec des entreprises de monuments sans toujours signer ses oeuvres.

 

   Les monuments réalisés par V. Molliens sont des oeuvres originales qui sortent de l'ordinaire. Ainsi le rapporteur de la Commission d'examen des projets, émet un avis favorable pour le monument de Breuil, en précisant :

 

    " ce monument se distingue heureusement de la banalité et du déjà vu". (4 août 1931).

 

   On doit à ce sculpteur les monuments de Breuil, d'Etalon (La croix de bois), de Le Quesnel (L'énergie française), de Poix-de-Picardie (La mort glorieuse), de Thézy-Glimont. 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

" ... Il y a encore des artistes capables de donner aux types les plus courants de la statuaire de commerce un caractère original : notre sculpteur amiénois  l'a prouvé à première demande ...

 

Louables sont les municipalités qui ont l'esprit de laisser toute liberté à un sculpteur et à un architecte choisis et associés avec discernement.

 

Ce dut être le cas de celle de Poix. L'ensemble sobre, harmonieux est fait d'une stèle bien profilée; sur la face de devant s'encastre un relief qui a reçu le titre de Mort glorieuse ; un héros aux traits mâles, déjà tirés par l'agonie, donne au Drapeau un baiser suprême ..."

 

Telles sont les louanges adressées à V. Molliens par le Journal d'Amiens du 14 octobre 1921, lors d'une exposition des sculptures de l'artiste.

 


 

 

     Le monument aux morts, adossé sur un mur latéral de l'église de Belloy-Saint-Léonard, fait apparaître dans une niche de forme romane, deux soldats en guise de chapiteaux.

 

     L'un s'est endormi et l'autre semble se rendre. Ces deux sculptures sont l'oeuvre de Valentin Molliens comme en témoigne la signature sur chaque sculpture.

 

 

 

 

 

Albert-Dominique ROZE

 

 

 

 

       On ne présente plus le sculpteur picard,né à Amiens en 1861, qui a réalisé 25 monuments aux morts dans le seul département de la Somme.

 

     Directeur de l'école nationale des Beaux-Arts d'Amiens de 1893 à 1911, il y enseigna l'histoire de l'art.

 

      Il a été membre de la Commission d'examen des projets d'érection de Monuments Commémoratifs aux Morts de la Guerre ; il a été aussi membre du jury du concours organisé par la ville de Montdidier pour le choix de son monument.

 

     Mais son oeuvre ne se limite pas à cela. Il a animé un atelier très vivant et a formé de nombreux sculpteurs dont Auguste Carvin.

 

      Il a réalisé en particulier la célèbre statue de "Marie-sans-chemise", à Amiens, qui fit scandale à l'époque.

 

       Albert Roze laisse une oeuvre abondante et a marqué de son empreinte la ville d'Amiens. 

 

 

       Les monuments érigés dans le département :

 

 

      Airaines :  (bas-relief représentant " la vision du soldat mourant)

 

       Allery 

 

       Amiens 

 

       Amiens Saint-Acheul 

 

       Bougainville 

 

       Buigny-lès-Gamaches 

 

       Camon 

 

       Cayeux-sur-Mer 

 

       Corbie 

 

       Davenescourt 

 

       Domart-en-Ponthieu : "les frères d'arme"  

 

      Fontaine-sur-Somme : "la veuve et l'orphelin

 

      Friville-Escarbotin

 

       Le Ronssoy

 

       Longueval

 

       Machiel

 

      Montdidier : (2 soldats représentant "les deux générations")

 

      Moreuil

 

       Oisemont

 

       Quend

 

       Ribemont-sur-Ancre

 

      Rollot : "l'adieu"

 

      Saint-Valéry-sur-Somme

 

       Valines

 

       Vignacourt

 

        

 

 

       Le 6 septembre 1922, Albert Roze envoie à la Mairie d'Airaines un mémoire concernant le monument aux morts

 

"exécuté en pierre de Lavoux, un bas-relief représentant  "la vision du soldat mourant" ... hauteur environ 2m 10, 

 

largeur 2m ... pour un prix convenu de 10 000 francs". (environ 10 000 euros)

 

       Cette imposante composition répond au souhait exprimé par la municipalité d'ériger un monument qui soit "à la

 

hauteur du sacrifice".

 

       Le monument présente la forme d'une stèle architecturée monumentale, flanquée de colonnes cannelées. Les

 

noms des défunts sont inscrits sur les côtés du monument, de part et d'autre de la représentation figurée en bas-

 

relief.

 

       Ce bas-relief est remarquable par sa richesse décorative. En plus des effigies traditionnelles, La Victoire, le soldat

 

mourant, l'arrière-plan évoque la ville d'Airaines et la douceur du foyer familial.

 

       Le soldat s'inscrit dans la représentation du Poilu mourant au combat que l'on retrouvera chez d'autres sculpteurs

 

comme Jules Déchin. (Athies, Chaulnes ... )

 

 

 

 

 

 

 

 

       Le monument aux morts d'Amiens est un imposant monument cylindrique érigé pour les plus de 2600 Amiénois

 

victimes de la guerre. Leurs noms figurent sur le socle sur lequel on peut lire : " A. Roze invenit et sculpsit", du nom

 

du sculpteur amiénois qui le réalisa en 1927.

 

       L'artiste a immortalisé avec sensibilité les différents corps d'armée.

 

       On reconnait, à l'est, deux fantassins, le jeune et l'adulte qui se tiennent la main - geste de fraternité au front - et

 

qui représentent les deux générations ayant participé à la guerre.

 

       Au sud, un cavalier avec son casque à crinière, son sabre et sa cape ; à côté de lui, près d'une hélice et d'une

 

bombe, un aviateur.

 

       A l'ouest, un sapeur du génie, avec corde et marteau ; près de lui un tankiste (chenille et tourelle).

 

       Au nord, un artilleur (canon et obus) et un fusilier marin.

 

       Une victoire ailée domine le groupe. Cette allégorie féminine tient dans sa main un rameau et une plume pour

 

écrire le nom des victimes.

 

 

 

Domart-en-Ponthieu - avant restauration et déplacement
Domart-en-Ponthieu - avant restauration et déplacement
Domart-en-Ponthieu - après restauration et déplacement
Domart-en-Ponthieu - après restauration et déplacement